#PDN16 ou l’hyper-pensée…

Le printemps du numérique a été l’occasion d’expérimenter des modalités de travail originales et de lancer des défis créateurs pour un certain nombre d’équipe.Nous avions confié à Thomas Massia (étudiant en philo) et Valentin Klar étudiant en cinéma la création d’une performance visuelle sur le thème de l’espace. Ils nous offrent un regard neuf sur l’événement nous entrainant à la fois à l’extérieur des murs et à l’intérieur de nous mêmes.

« L’espace est un corps imaginaire comme le temps un mouvement fictif. » – Paul Valéry

Nous étions le 14 mars à St Malo pour produire une performance dans le cadre en pointillé du Printemps du Numérique 2016. Avec carte blanche, nous sommes partis là-bas avec une idée basée sur le concept du « timelapse » (photos prises à un intervalle de temps précis et régulier) et l’idée d’affranchir l’espace de ses limites physiques (« noclip » dans les jeux vidéos).

Nous devions nous baser sur la remise en question des espaces scolaires actuels, forte problématique posée pendant l’événement. Arrivés sur place, nous avons été marqué par la beauté du lieu et son architecture spéciale, dégageant un sentiment de force à travers ses remparts, comme si rien ne pouvait la traverser.

Vraiment ?

Nous nous sommes heurtés à cette question, juchés sur nos murs de pierre, le soleil déclinant sur l’horizon derrière un ferry britannique qui accostait.

Et dans nos réflexions, dans nos échanges, une musique. Une musique sortie des plus fins capillaires de la toile. Le collectif « The Architect » avait, semble-t-il, sortis ce morceau pour notre performance trois ans plus tôt. Le nom du morceau ?

« Les Pensées »

Alors avant de questionner l’espace physique, on a voulu interroger l’espace de l’esprit.

On retrouve cet espace physique à travers nos souvenirs couplés à notre imagination. Nous pouvons passer d’un lieu à un autre sans nous arrêter, sans être confronté à un obstacle. La technique de « l’hyperlapse » (technique dérivée du timelapse incluant la notion de mouvement continu), que nous avons appris à maîtriser sur place, s’est avérée la plus évidente pour représenter le déplacement parcourant les images mentales de nos souvenirs.

Vous spectateur, êtes une pensée qui voyage à travers l’espace de l’esprit.

Thomas Massia et Valentin Klar

 

Auteur: Françoise Maine

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