Le festival Infilmementpetit…et moi

Festival Infilmement Petit

 

L’histoire d’Infilmement Petit a commencé en 2012. La même année, je participais à sa première édition. Je me souviens être tombée nez à nez un jour, face à l’affiche du festival, dans ma salle d’arts plastiques. Cette affiche présentait un concours de films organisé par l’enseignement catholique, ouvert aux élèves de troisième à BAC +1. Tous les jeunes pouvaient participer, accompagnés d’un professeur ou non. Pour ma part, je n’avais encore jamais réalisé, ni même pensé à le faire et je n’avais aucune connaissance cinématographique mais le seul mot « concours » m’attirait.

Le festival avait comme règle de filmer avec une caméra intégrée un petit court métrage d’environ trois minutes sur le thème « à l’intérieur ». Cette contrainte m’a fait prendre conscience que les objets, tels que les téléphones portables ou les tablettes que nous utilisons tous les jours peuvent être de réels créateurs d’art. Prenant une feuille pour réfléchir à la mise en place d’une sorte de story board, j’ai fini par dessiner mon film à l’intérieur même de cette feuille, prenant chaque fois une photo et créant ainsi une animation. Les résultats du concours tombèrent et, stupéfaite, j’appris qu’on m’avait décerné le prix du graphisme.

 Le film réalisé pour l’édition de 2012

L’année suivante, sur le thème « à partager », j’ai décidé de retenter ma chance. J’ai créé une autre animation. Lors de cette édition, nous étions venus avec ma classe à la journée du festival qui se tenait à Paris, dans les locaux du secrétariat général de l’enseignement catholique. Cette journée fut très intéressante ; plusieurs ateliers avaient été mis en place par l’équipe d’Infilmement Petit pour nous permettre de découvrir d’autres choses qui existent autour des films, du cinéma, de pouvoir partager avec des artistes et avec les autres participants. Pour ma part, j’avais suivi l’atelier de Paco, un coloriste, mais aussi membre du jury, ayant participé à plusieurs animations de Sylvain Chomet. D’autres élèves avaient pu lors de cette journée découvrir les drones et leur fonctionnement, d’autres furent initiés à la photographie. Il ne s’agissait pas seulement d’un concours, mais d’une expérience, d’une aventure qui se poursuivait même le jour de la clôture du festival. Par la suite, la soirée de remise des prix arriva, et je me suis vue remettre à nouveau un prix du graphisme.

Le film réalisée pour l’édition de 2013  

Lors de la 3ème édition et de mon année de terminale, j’ai renouvelé ma participation au festival dont le thème était alors « pour quelques instants ». Cette fois si, toujours armée de mes crayons, de ma peinture et de mon téléphone portable, je remportais le prix de l’évolution artistique qui récompensait tous les travaux que j’avais pu réaliser lors d’Infilmement Petit.

Le film réalisé pour l’édition de 2014

Participer à ce festival m’a fait prendre conscience que je pouvais allier ma passion pour l’art avec mon projet professionnel. Rencontrer tous ces artistes et ces personnes qui ont vu en moi un certain potentiel m’a motivé pour poursuivre dans cette voie, et donc à orienter mes études dans ce domaine.

Après avoir terminé le lycée, je suis entrée à la Sorbonne. Actuellement je suis une double licence cinéma et gestion. Cela me permet d’allier le domaine artistique et cinématographique au domaine très terre à terre de la gestion d’entreprise.

Pour poursuivre mon aventure « Infilmement Petit », les organisateurs m’ont proposé de faire partie d’un jury d’anciens lauréats et d’avoir un rôle lors de la journée du festival.

Ainsi, lors de l’édition de 2015, dont le thème était « sans intérêt », je retrouvais 4 autres anciens lauréats pour décerner un prix photo et un prix vidéo. Chaque année, une dizaine de prix est décernée pour plus d’une cinquantaine de productions reçues. Au cours des années, une section photographies s’est ouverte qui attire, tout comme la section vidéo, un bon nombre de participants. Ce fut une expérience très enrichissante, passer de l’autre côté, voir l’envers du décor d’un festival auquel j’avais déjà participé 3 ans. J’ai vu aussi que décerner un prix n’est pas une chose très évidente, et que toute l’organisation demande énormément de travail.

Avec les autres jurys d’anciens lauréats, voici la série de photographies que nous avons décidé de primer.

 

 

 

Grand prix ou prix de l’infra-ordinaire sublimé

Remis à Raphaël Perez-Turmel et Hicha Ar-Rassam

Dans la suite logique de toute mon aventure avec Infilmement Petit, cette année lors de l’édition « machine à image », je réalise mon stage de licence parmi eux, pour voir d’encore plus près l’envers du décor, pour mettre au point ce qui a été réalisé et produit dans les anciennes éditions, pour les aider à préparer les prochaines, pour aussi mettre en évidence les problèmes auxquels le festival peut être confronté. Ma double expérience au festival en tant que participante et en tant que jury, me permet de leur apporter une vision différente, qui j’espère pourra les aider à faire perdurer ce festival. Mon souhait est qu’il puisse continuer à faire naître des vocations et à inspirer d’autres étudiants comme moi j’ai pu l’être en participant à ce concours.

 

Lien vers les autres productions primées au cours des années ; http://departement-education.enseignement-catholique.fr/infilmementpetit/palmares/

Adeline BACCHIS

Auteur: Françoise Maine

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